Le voyage s’est beaucoup développé ces dernières années, pour le bonheur des uns, mais le malheur des autres. Voyager, c’est vivre des expériences incroyables qui nous font grandir et devenir meilleur. Alors en quoi peut-il faire le malheur des autres ? Dans cet article, on va découvrir en quoi nos voyages s’apparentent à du tourisme et pourquoi ils relève aujourd’hui d’une pratique d’égoïste. Bien que le tourisme d’aujourd’hui soit dangereux, nous verrons que des formes alternatives réduisent sa menace, notamment à travers le tourisme durable.

Photo by Vicky Hincks

Le voyage est devenu très/trop simple

Tu as dû remarquer que le voyage est devenue super accessible ces dernières années. Il est facile de partir à l’autre bout du monde, les sites de comparateur, les agences et les promos se sont développés en masse. Voyager devient accessible à quasiment toutes les bourses, on peut en effet partir avec un petit budget, ce qui est mon cas à chacun de mes voyages. Il existe également d’innombrables offres pour te satisfaire, en tant que voyageur baroudeur ou voyageur vacancier. Ce n’est plus uniquement réservé aux grands aventuriers.

D’une part, il est merveilleux de voir le voyage se démocratiser. Il nous apporte en effet pleins de bienfaits : il nous fait grandir, nous ouvre l’esprit, et nous apporte des connaissances et une expérience unique sur le monde. Et c’est bien pour ses raisons-là que nous repartons ! Pour ma part,après mon premier voyage solo au Sri Lanka, je suis rentrée totalement débrouillarde, extravertie et remplie de vie. Je ne parle même pas des merveilleux endroits que j’ai visité, de ma première fois en surf ou des amis que je me suis fait sur place ! Le voyage peut à mon avis servir de thérapie.

D’autre part, même si le voyage a d’autres bénéfices tels que rapporter gros à l’économie d’un pays et améliorer la qualité de vie des habitants par le même temps, ce dernier a des impacts négatifs non-négligeables. Il serait pourtant dommage de s’arrêter de voyager au vu de son potentiel économique et humaniste. C’est pourquoi il faut adopter des comportements responsables en voyage et éviter les pièges du voyage de masse.

Tourisme durable

Ou est partie l’âme du voyage ?

Le voyage est aujourd’hui trop banalisé et l’âme du voyage s’est envolée. Beaucoup de personne voyage aux quatre coins de la planète, et l’autre bout du monde n’est qu’à quelques heures de vols et quelques centaines d’euros de nous. 

Auparavant, un voyage c’était une aventure unique ; tu partais à l’inconnu et tu revenais rempli d’aventures que tu n’aurais jamais imaginé réaliser. Lorsque tu racontais tes histoires, tu étais certains que personne (ou presque) avais expérimenté la même chose. Au contraire, aujourd’hui, on discute de nos périples à l’étranger comme si ce n’était pas anodin. De plus, au fil des discussions, on se rend très vite compte des similarités entre les voyages de tous. 

Lors d’une rencontre avec un voyageur, il me racontait son périple à Bali, la beauté de l’île et ce qu’on y trouvait sur les marchés. Mais je connaissais déjà tout se qu’il me disait puisque ma sœur m’avait déjà expliqué son passage sur l’île. Aussi, lorsque je suis partie au Sri Lanka, il était étonnant pour moi de revoir plusieurs fois différents voyageurs rencontrés plus tôt, lors du voyage. Nous ne prévoyons jamais de nous revoir, mais le ‘hasard’ (ou plutôt le circuit habituel) faisait que nous nous revoyons dans chaque nouvelle région visitée. Cela a même créé une sorte de complicité entre nous, à tel point qu’au bout de la 5e rencontre, nous crions dans la rue « C’est encore vous ! ».

Nos envies similaires de découvertes et d’expériences permettent de créer facilement des formules voyage qui plaises en masse. (Séjour à Marrakech tout inclus, faire du snorkeling une semaine sur une île Thaïlandaise, un circuit dans le grand ouest Américain, etc.) C’est justement ce qui permet l’essor de l’industrie du voyage. Puisque le voyage étant de plus en plus consommé, il représente aujourd’hui un réel secteur économique rentable.

L’aventure, mais dans le confort : quand le voyage devient une formule touristique

Voir un animal sauvage, avoir la chance de parler à des autochtones, visiter un haut lieu comme le Machu Picchu. Ce sont des moments authentiques que nous aimeriez tous plus ou moins expérimenter un jour. Par le passé, vivre ces moments-là était dû au hasard, ce qui rendait le.la voyageur.se très chanceux.se et le voyage unique lorsqu’il.elle parvenait à faire de telles expériences. En effet, on ne tombe pas communément sur des éléphants sauvages lorsqu’on part se promener. 

Cependant, la société actuelle et les industries du voyage ont bien compris que pour attirer toujours plus de monde, il faut pouvoir vendre du rêve et garantir l’accomplissement de ces expériences. Ainsi, toutes les aventures à la base uniques et authentiques nous sont servis sur un plateau. Aujourd’hui, le voyage est devenu une consommation.

C’est pourquoi nous retrouvons des gros groupes de voyageurs, indépendant ou non, dans les mêmes lieux. Toutes ces activités et les formules voyages proposées, où il suffit de poser son cerveau et d’expérimenter, sont attrayantes. Cependant, elles creusent un faussé entre les conditions des voyageurs et la réalité de la vie locale. Appréhender un pays et une culture n’est pas idéal dans ce contexte. La prise de recul peut être également difficile lorsque nous profitons de ces expériences plus attirantes qu’uniques. 

Pourtant, lorsqu’on part pour découvrir une région, on ne veut pas s’enfermer dans une bulle et ignorer les aspects culturels du pays ainsi que la vie sauvage. On ne veut pas non plus malfaire avec les locaux et épuiser les ressources d’un pays. C’est pourtant ce que nous amène à faire l’industrie du voyage à travers leurs offres. Pour éviter les répercutions graves sur l’environnement, les habitants et la faune, je vous invite à continuer à lire.

L’impact du voyage de masse : ce qu’il faut savoir

Nous sommes parfois éblouis par nos rêves (ou ceux créés par l’industrie du voyage) que nous oublions ou méconnaissons l’envers du décor.

Les industries répondent aux fortes demandes des consommateurs. Certains voyagistes, sans scrupules, sautent sur l’occasion pour mettre en place le plus vite possible les nouvelles activités. La recherche de profit prime au détriment de tout le reste (environnement et enjeux sociaux). C’est pourquoi on voit se développer de nombreuses constructions d’hôtels sans autorisations, rasant ainsi un coin de nature en montagne ; la mort des baleines en augmentation due aux collisions avec les bateaux ; des parterres de coraux poncés par le passage des vacanciers et des voyageurs (vu au Sri Lanka) ; délocaliser des populations pauvres au Brésil pour la construction du stade Maracanã au Brésil ; le démarchage des familles pauvres au Cambodge pour récupérer les enfants, dans le but de remplir les orphelinats. Ces derniers servant à accueillir des ‘volontouristes’ pourtant biens intentionnés à la base. J’ai détaillé ce fait avec d’autres exemples dans cet article, et c’est édifiant ! (Article à venir).

Le voyage a également un emprunte carbone énorme, en plus d’avoir un impact sur le réchauffement climatique. L’avion, utilisé par près de 8.5 millions* de passagers par jour, est par exemple le transport le plus polluant et représente 3 à 4 % des émission de gaz à effet de serre**…

Le tourisme et le voyage de masse, malgré ces bienfaits pour l’économie d’un pays, ont d’importantes et graves conséquences environnementales et sociales. On ne veut vraiment pas jouer un rôle dans ces méfaits lorsqu’on voyage. C’est pourquoi il faut revoir l’idée qu’on se fait du voyage, adopter des bons comportements et faire des choix responsables pour rendre le voyage et le tourisme durable. (Lien à venir). L’idée serait ainsi de concilier les objectifs économiques du développement touristique avec le respect des ressources environnementales, socioculturelles, des visiteurs, et populations d’accueil.

Tourisme durable

Mais alors, en quoi le voyage est une pratique d’égoïste ?

Comme on vient de voir, le voyage de masse a de gros impacts sur la planète et les populations. Ils bénéficient d’une part aux économies, mais en dépit des habitats et des habitants. Le voyage consommé de façon éphémère et banalisé, par exemple en faisant l’allée-retour en avion pour une simple semaine à l’autre bout de la planète, questionne sur les bienfaits du voyage. Partir sans réfléchir à son impact est un acte égoïste… Partir pour son propre plaisir en dépit des répercussions est égoïste. En effet, partir chercher un bout de plage en avion est extrêmement polluant ! C’est indéniable et tout le monde sera d’accord avec ça.

Cependant, nous voyageons pour découvrir, connaître et comprendre le monde, pour se rafraîchir les idées, se sentir exister et grandir, mais certainement pas pour déranger la vie locale. Ce sont les mêmes raisons pour lesquelles le tourisme durable se développe. Le voyage et le tourisme apportent trop de bienfaits pour l’arrêter, il faut simplement apprendre à faire durer cette activité. Prendre conscience de son impact s’est déjà un premier pas pour faire prospérer la rencontre des cultures et la découverte du monde. C’est pour ça qu’il faut poursuivre le chemin du tourisme durable en optant pour des nouvelles façons de voyager :

Quelques exemples types de voyage et de tourisme durable :

  • L’écotourisme
  • Le tourisme solidaire
  • Slow tourisme
  • La compensation carbone
  • La Compensation territoriale©

Je détaille toutes ces formes de tourisme durable sur cet article (à venir), car ce serait trop long ici. Et pour aller plus loin, vous pouvez aussi consulter et adopter les comportements simples pour supporter un tourisme durable. (Lien à venir)

Sources

* Revue Lalibre.be (chiffre 2014)
** Wikipédia

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