Echange universitaire aux USA - InhaleTravel.ExhaleDeVie.com

Je suis de retour! En France en tout cas. Sur le blog j’espère m’y tenir de nouveau. J’aime beaucoup trop partager mes petites trouvailles, histoires et réflexions. Et en plus de cela, ça me fait des souvenirs! Bref, je reviens pour vous parler de mon retour au bercail depuis mon échange universitaire aux Etats-Unis. Entre réadaptation, angoisse et retrouvailles, avis à ceux qui s’apprête à partir plusieurs mois ou années. L’avant et après retour à la maison n’est pas forcément simple.

Comme je le répète de nombreuses fois aux personnes que je côtoie, revenir est plus dure que partir lors d’un échange universitaire. Tout comme voir partir quelqu’un est plus dure que de partir soi-même. Mais le sujet n’est pas sur cette dernière.

J’ai adoré mon échange universitaire aux Etats-Unis. –Je vais me faire un plaisir de vous écrire tout ça cet été! Je vous parlerai du système universitaire américain, de la culture, de la vie étudiante, les clichés, les voyages, ce qu’il y a faire et ne pas faire! Ça va faire un paquet de nouveaux articles, espérons le.- En revanche je ne me vois pas vivre toute une vie aux USA. Ce n’est pas pour autant qu’il a été très dure pour moi de quitter le pays. Je suis d’ailleurs tout fraîchement revenue. Il y a 3 jours le jour où j’écris cet article.

J’essayais de me focaliser sur les choses qui m’attendais en France et qui me rendais impatiente, genre revoir mes amis, mes animaux de compagnie et reprendre mes petites habitudes. Ça ne m’empêchait pas d’être angoisser, tout comme je l’étais en rentrant des 10 mois en Thaïlande 3 ans en arrière. L’arrivée et les premiers jours te foutes tous deux une claque! voici une potentiel explication vulgarisée.

Une nouvelle identité qui ne coïncide plus.

En un an on change, surtout lorsqu’on voyage, qu’on part à l’étranger ou même lorsqu’on déménage dans une nouvelle ville. On vit de nouvelles expériences, rencontre de nouvelles personnes, voit de nouveaux horizons… Tout cela nous construit et nous fait évoluer.

Dans mon cas, c’est en revenant en France que je me suis aperçue largement de la façon dont j’avais changé. Notamment une identité nouvelle que je me suis construite. En psychologie sociale l’identité correspond à la façon dont on se perçoit et se décrit, à soi-même ainsi qu’aux autres. Elle se compose de l’identité personnelle, l’identité sociale et une identité culturelle.

Identité personnelle et sociale

La première est la conscience de soi, la façon dont l’on se représente, la seconde est généré par des statuts que l’on se donne et des groupes sociaux auxquels on s’identifie. Il peut s’agir de « jeune » « homme » « étudiant » « tatoué »… allant de catégories englobant une large population ou plus restreinte. Aux USA j’ai fini par m’identifier en tant que « étudiante étrangère » et « immigrée » par exemple. Chose qui, dans mes souvenirs, ne l’était pas lorsque j’étais en Thaïlande. Il faut dire que les Etats-Unis contiennent une immense diversité culturelle. Cela m’avait d’ailleurs surpris car je ne l’imaginais pas si grande.

La majorité de mes amis était des étudiants internationaux venant d’horizons très différents. M’étant forcément identifié à mon groupe d’amis cela à du amplifier cette appartenance au groupe « immigré ». En revenant en France je ne suis plus dans cette catégorie, cela change une partie de l’identité que je me suis construite inconsciemment. Il y a de quoi être un peu déboussolée.

Identité culturelle

Finalement, l’identité culturelle sont les normes, les codes, les comportements que partage les individus d’une même culture ou communauté. Fait très intéressant: la majorité des caucasiens aux USA ne se sont jamais questionné à ce sujet et donc n’ont pas développé cette identité culturelle. En effet, étant en majorité face aux minorités ethniques vivant aux US, leur culture est la norme et il n’y a pas besoin de le questionner. Je faisais également parti de ces personnes qui n’avaient pas développé ce concept. Il a en revanche émergé après quelques mois dans le pays. Les gens m’identifiant eux-même d’européenne et/ou de française, j’ai fini par me poser des questions sur ce que cela voulez dire. Je suis passée par quelques crises et beaucoup de questionnements! C’est finalement une chance et une force que j’ai eu malgré des mauvais moments à passer.

Une adaptation post échange universitaire est à refaire

En partant on doit s’adapter à une nouvelle culture, de nouvelles normes et comportements. Au bout d’un moment tu t’habitues et perds l’habitude de comportements typiquement français. En effet, certains d’entre eux peuvent ne pas être compatibles avec les nouveaux comportements. Finalement, si tu adoptes les nouvelles normes c’est que tu t’es bien ajusté au pays lors de ton échange universitaire. Enfin, quand tu reviens, se sera le même processus, mais inversé! Cela comprend les aspects des plus simples et les plus complets de la vie. Les idéaux peuvent être également différents. Lorsqu’on rentre on remarque de nouvelles choses et se souvient d’autres. On compare également.

J’en viens à la conclusion que les français sont assez grossier, impoli et froid lorsqu’on compare aux américains… Non pas que je ne nous aime pas français haha.

Les salutations

Laisse moi te donner un petit exemple. Pour se dire nous nous faisons la bise. Certaines cultures se sentent gênée et trop en contact avec l’autre. Pourtant je nous trouve si froid! Amis ou connaissances, nous adoptons une posture vraiment rigide! Ce qui change des accolades, voir des câlins, des « hand check » ou encore d’un « what’s up » décontracté quand on a pas le temps. 

Finalement je nous trouve presque impolis face aux américains. Ils sont en effet très respectueux des autres, et on une éducation qui se veut ne pas déranger autrui. Ils s’excuses très souvent, voir trop souvent! Pour un bousculement, un minime frôlement, une attention portée sur ta trajectoire ou tout autres sortes de gênes à peine existantes. –J’ai trouvé ce fait moins avéré dans les grandes villes.– 

Vie quotidienne et idéaux avant et après un échange universitaire

Lors d’un échange universitaire aux USA il y a de grande chance que la plupart de ta vie soit rythmée par les cours, tes nouveaux potes de fac, le tout sur le campus. Ceci est encore plus avéré lorsque tu vis sur le campus. Tes potes sont en principes tous motivées par leurs études, par la réussite, et j’ai trouvé beaucoup plus intéressés pour obtenir les meilleurs notes possibles. –Au prix où il paye leur semestre, ça peut se comprendre! Quoi que je ne pense pas que ce soit l’explication principale.- Même si ceci ne s’avère pas chez tout le monde. Avoir un bon (voir trèèès bon) salaire après leurs études et quelque chose auquel ils s’attendent. 

Finalement, avoir été baigné pendant un an là dedans et s’être projeté puis revenir en France où les idées et les envies sont plus terre-à-terre, ça fait bizarre. La plupart se représentent dans l’immense classe moyenne qu’est la France, avec un CDI et biens rangés versus l' »American dream ». En fait, quand on rentre on est dans sa bulle faites d’idéalisation créée par le fait de quitter le pays. Comme quand tu idéalises ton ex après une rupture. Tu es dans ta bulle, posé sur un nuage américain, qui redescend petit à petit dans l’atmosphère Française!

Il va falloir à présent retrouver de nouvelles occupations, un taf et/ou continuer les études… Tout ça on le sait bien avant même de revenir à la maison. J’étais personnellement même motivée. Mais quand tu reviens depuis ta bulle tu sens la savonnette repasser un coup. Là ce n’est plus que des plans, c’est agir pour te refaire une routine comme au bon vieux temps. Espérons pas simplement métro, boulot, dodo. Eh oui, fini la vie dans un campus américain.

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Le sentiment que tout est pareille mais en fait non

Quand tu retrouves ta famille, tes potes, ta maison, en fait c’est comme si une année ne s’était jamais écoulée et que tu n’étais pas parti. J’ai personnellement déjà repris quasiment toutes mes anciennes bonnes habitudes sans difficultés… Comme si je ne les avait jamais quittées. Mais en fait lorsque tu discutes un peu tu te rends bien compte que les choses ont changés. Les gens ont aussi évolué de leur côté.

Ce sentiment et la réalité ne sont pas compatibles, ils sont en conflit et créés une sorte de malaise. Tu as loupé des choses, certaines peuvent t’attrister. Lorsque j’étais en Thaïlande je me rappelle avoir eu le sentiment de devoir rattraper pleins de choses. Finalement, rentrer induit plein de sentiments différents, changeant d’un individu à un autre et suivant les années! Le tout c’est de bien les comprendre, les interpréter et les accepter. Il ne faut se les ruminer. Continuer son envolée de façon motivée est la meilleur option.

D’autres facteurs encore…

D’autre choses font qu’un retour au bercail peut s’avérer difficile et angoissant. Forcément il va falloir quitter ses nouveaux amis. Mine de rien, tout dépend d’où tu as, ou va faire ton échange universitaire, mais le jetlag et la fatigue induite peuvent te mettre à fleur de peau également. J’encaisse en ce moment 9h de décalage horaires. Ça pourrait être pire, mais c’est quand même pas le top de se réveiller à 3am et ne pas pouvoir se rendormir hahah. Siouplait un peu d’empathie

Pour finir, très personnellement, j’adore être baignée dans pleins de cultures, en découvrir de nouvelles et de façon général vivre à l’étranger… Chose dont je me suis seulement rendu compte en étant aux Etats-Unis. L’esprit aventureux et explorateur qui revient se poser quelques temps n’est pas toujours si évident lorsqu’il décolle déjà ailleurs dans son imaginaire.

Le mot de la fin, fin de l’échange universitaire

Cet article n’est pas censé te faire peur. Partir étudier à l’étranger ou faire un échange universitaire est une chose géniale et super enrichissante à faire. Le retour peut juste être perturbant. Je t’ai partagé mes réflexions de ces derniers jours, mélangeant concepts psychologiques, cultures et bon sens… Je trouvais ça super intéressant et j’adore réutiliser mes connaissances apprises à la fac sur les expériences de la vie. Bon, cette explication tient seulement si tu t’es bien intégré et que l’envie de partir n’était pas dominante. Vous qui êtes déjà rentré, qu’est ce que vous en pensez?

P.S: Je me suis attardée sur la possibilité d’un dure retour lorsqu’on revient d’un échange universitaire aux USA et d’avoir vécu à l’étranger de façon plus général. En revanche, et heureusement, ce n’est pas l’unique mood et sentiments traversés. Tout un top sur les meilleurs choses qu’on retrouve lorsqu’on rentre en France, surtout quand tu reviens des USA, est à venir!

4 comments

  1. Le meilleur article qu j’ai lu de tout le blog ! Par rapport à ton voyage en Thaïlande, on sent que cet échange t’a vraiment marquée. Et pour les excuses permanentes les anglais font pareil! Excellent article encore! Go ahead! 😉

    1. La Thaïlande m’avait également beaucoup marquée, je dirais plutôt que j’ai plus de recul pour expliquer et comprendre se que je ressens face à cet échange. Il est aussi beaucoup plus récent haha.
      Et merci beaucoup petit Kirikou de Montpellier ;D

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